Droit du travail

Chômage des frontaliers: ce qui pourrait changer avec l’ADEM

Une harmonisation européenne pourrait transférer au Luxembourg l’indemnisation et le suivi de certains frontaliers pendant six mois.


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Cross-border commuters waiting at a Luxembourg train platform.
Une harmonisation européenne pourrait confier davantage de dossiers frontaliers à l’ADEM.AI-generated image: OpenAI / Étude

Le rapport 2025 de l’ADEM met en lumière un enjeu juridique important pour les frontaliers. Selon RTL, une harmonisation européenne de la sécurité sociale pourrait rendre le Luxembourg responsable de l’indemnisation et du suivi de certains travailleurs frontaliers au chômage.

La règle décrite viserait les frontaliers ayant travaillé au moins 26 semaines au Grand-Duché. Ils recevraient leurs indemnités directement du Luxembourg pendant six mois et seraient accompagnés par l’ADEM.

L’enjeu est considérable dans un pays où le marché du travail dépend fortement des frontaliers. RTL rappelle qu’ils représentent environ 47% du marché du travail luxembourgeois.

L’ADEM arrive déjà dans cette discussion avec une charge élevée: plus de 42 000 demandeurs d’emploi inscrits en 2025, soit 25% de plus qu’en 2022, et une progression de 70% chez les non-résidents. L’agence a aussi versé 455 millions d’euros d’indemnités.

Pour les salariés concernés, les points à surveiller seront l’éligibilité, les délais de paiement, la procédure d’inscription et la coordination avec les services du pays de résidence. Les preuves d’emploi au Luxembourg deviendront particulièrement importantes.

Qui serait concerné?
Les frontaliers ayant travaillé au moins 26 semaines au Luxembourg, selon la règle décrite.
Pendant combien de temps?
Les rapports évoquent six mois.

À lire aussi sur : Cross Border Workers, Labour Law, Unemployment Benefits, Adem, Frontaliers

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